Reprise de l'esquisse théorique concernant la civilisation chose et processus (Zone de Philo-fiction)


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Publié : 24/01/2017 | Tags : calme, Processus de civilisation, philo-fiction

Reprise de l'esquisse théorique 1.

Dans ce premier texte, il est question de perversion, de perversion de l'institution en général, dans n'importe quel système politique.
Il est question de la distinction entre civilisation considérée comme une chose, et la civilisation comme processus.
Dans le texte précédent, cette confusion est dissipée.

Ce qui veut dire :

1. Que la civilisation est un acte. Acte ou processus par lequel quelque chose passe de l'état barbare à l'état civil.
2. Il y a l'idée d'un progrés.
3. Il y a l'idée d'interruption de ce processus.
4. Il y a l'idée d'entendre la barbarisation comme un renoncement au processus.
5. La barbarie est confortable.
6. La civilisation est un acte par lequel il y a prise de conscience.
7. Prise de conscience qui libère de la barbarie.
8. Prise de conscience libératrice.
9. Donc parler de civilisation mortelle est une sottise.
10. Cette sottise s'appuie sur l'idée barbare selon laquelle la civilisation est une chose.
11. Prendre la civilisation pour une chose relève d'une forme de sottise. Une sorte de sottise assez barbare.
12. La guérison n'est pas une chose, elle est un processus.
13. La civilisation n'est pas une chose, elle est un processus. Il est débile de parler de mort de la guérison. Il est débile de parler de mort de la civilisation. Débile de le crier sur tous les toits.
14. Essai d'auto-critique : il est débile de traiter les autres de débile, débile de sous-entendre que Onfray est débile (même sur ce coup-là).
15. Disons que ce n'est pas encore très civilisé, ni urbain.
16. Il s'agit de commencer à vouloir civiliser cette pensée de la civilisation. De la faire passer de croyance à l'état de savoir. On fait passer l'idée de civilisation de l'état de croyance à l'état de savoir en arrêtant de croire qu'il s'agit d'une chose et en commençant à penser qu'il s'agit d'un processus à accomplir, non pas une fois pour toute mais une fois chaque fois.
17. S'opère alors le suspend de l'opinion selon laquelle ladite civilisation judéo-chrétienne est en train de mourir. Cette opinion de la mort de la civilisation judéo-chrétienne relève de la compréhension de la civilisation comme étant quelque chose de susceptible de mourir.
18. Essayons d'entendre maintenant le concept de civilisation judéo-chrétienne comme processus par lequel un homme passe d'un état A a un état B dit de civilisation.
19. Le processus de civilisation Judéo-chrétien ne peut pas mourir comme n'importe quel processus de civilisation.
20. Il est maintenant temps de montrer l'erreur qui consiste à penser qu'il y a a) soit des civilisation barbares, soit des barbaries civilisées.
21. Ceci est bien entendu concevable, mais ce n'est pas très rigoureux.
22. Il n'est pas rigoureux de se considérer comme un barbare civilisé qui a le droit de tuer ou de détruire les civilisations barbares (supposées plus barbares que la notre).
23. Ceci constitue un crime fondé sur l'idée que la civilisation est une chose.
24. Une chose, c'est-à-dire un ensemble de choses. Un ensemble de choses qui peuvent se détruire et que l'on peut faire disparaître.
25. Il apparaît que l'halluciné de la civilisation comme chose se mette en tête de vouloir détruire la civilisation des autres. Il est tellement persuadé que ce qu'il pense être une civilisation, c'est-à-dire un ensemble de choses disparâtes et qu'il faudrait défendre ou protéger contre un autre barbare puisse survivre de la sorte.
26. L'idée de guerre de civilisation est une idée philosophique. Elle est en fait l'idée hallucinatoire issue de la conception concurrentielle des méthodes d'accès au Salut.
27. La guerre de civilisation n'est ni plus ni moins qu'une guerre entre partisans d'une méthode A et partisans d'une méthode B , une guerre entre fétichistes qui prennent le processus pour une chose.
28. L'idée de choc des civilisation relève de la conception selon laquelle il y aurait un monde dans lequel il y aurait des choses appellées civilisations et qui se choqueraient. Elle est une idée empirique basée sur l'observation selon laquelle il y a des combats et des guerres.
29. Par essence, l'acte de civilisation est indestructible.
30. Il y a le processus gréco-philosophique de civilisation de l'homme.
31. Celui est un projet grec ayant des variantes.
32. L'idée de vouloir civiliser l'homme devient Maintenant une idée Barbare.
33. Le processus de civilisation de type philosophique doit lui-même faire l'objet d'un traitement qui ne vise pas à le détruire mais à abaisser sa prétention. Il faut dépotentialiser cette conception. (Selon l'idée Formulée de Science Générique (François Laruelle).
34. Justement le projet de civiliser l'homme vise en réalité à le transformer en Chose.
35. Le Monde tente de Nous civiliser.
36. Le Monde, c'est-à-dire la philosophie-Monde tente de nous civiliser, nous Humains.
37. Nous Humains, nous procédons à la détermination en dernière Instance du Monde (comme volonté de civiliser) et manifestons toute la barbarie de ce projet.
38. Ce n'est jamais l'Homme qu'il s'agit de civiliser. Je n'ai pas à me civiliser. Je n'ai pas à combattre un autre, sous-entendu un homme d'une civilisation supposée autre.
39. Il y a du combat.
40. Il y a de la guerre.
41. Il y a de la compétition.
42. Il y a de la rareté.
43. Il y a des gains.
44. Il y a des pertes.
45. Il y a des vainqueurs.
46. Il y a des perdants.
47. Combat, guerre, compétition, rareté, gain, pertes, vaiqueurs, perdants : C'est à la rigueur cela qu'il s'agit de suspendre.
48. Spectacle effarant.
49. Suspendre le spectacle effarant. Le spectacle effarant à même chacun de nous.
50. Il y a la vision du monde.
51. Il y a la vision-en-homme.
52. Voir en Homme les visions du monde (concurrentielles et belliqueuses) consiste à les déterminer en dernière humanéité.
53. Chacun de nous, Nous (sommes) le dernière Humanéité.
54. Civilisation cela ne relève pas de l'avoir. Je ne suis pas forcément civiliser du fait que je possède beaucoup de choses (utiles ou inutiles). Le fait de posséder beaucoup de choses n'a jamais fait un civilisé.
55. Accumuler le maximum de biens ne constitue pas un acte de civilisation.
56. Produire un maximum de biens (sous entendu...des marchandises) ne constitue pas un acte de civilisation.
57. Il y a une doctrine qui prétend que la civilisation : c'est faire le bien, faire un maximum de bien aux autres gratuitement ( genre un christianisme de bon aloi, comme il y en avait dans certaines paroisses).


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